Pas difficile...

Le geste de la semaine

Lorsque tu te brosses les dents, pense à fermer le robinet. Celui-ci a un débit d'environ 10 à 20 litres. Deux minutes de brossage de dents, et ce sont donc 20 à 40 litres que tu as jetés par la fenêtre.

Le geste de la semaine

Lorsque tu quittes une pièce, ce n'est pas compliqué d'appuyer sur le petit bouton qui se trouve à côté de la porte. Tu sais, ce bouton que Jacquouille La Fripouille découvre dans une scène mémorable des Visiteurs, et qui sert à faire le jour et la nuit. Tu économiseras de l'argent, et ton environnement en diminuant ta consommation  d'électricité...

Comprendre

Vendredi 2 septembre 2005 5 02 /09 /2005 00:00

Les unités de base

L'unité de mesure de base de l'énergie électrique est le Wh, qui se dit Wattheure, et le W (watt) pour ce qui concerne la puissance. Ainsi, un wattheure est l'énergie consommée par un appareil de puissance 1W pendant une heure (1 Watt * 1 heure). Pour donner un ordre d'idée, la consommation d'une ampoule basse consommation est de l'ordre de 20W.

 

Energie vs. Puissance

Comme vous avez pu le voir, on différencie puissance et énergie. La puissance est une grandeur instantanée, mesurant ce que fournit une source, ou consomme un appareil, à un instant donné, alors que l’énergie représente la totalité de la production ou consommation sur une période donnée. On peu faire un parallèle avec l’eau : on peu mesurer le débit du robinet, instantané, mais aussi, la quantité d’eau délivrée par ce même robinet pendant un temps donné. Ces deux mesures donnes des informations différentes.

 

Mais comment fait-on avec les très grandes valeurs ?

Bien sûr, on manipule à l'échelon de la production ou de la consommation de l'électricité des valeurs bien plus élevées que le watt. On utilise pour simplifier tout cela des suffixes, certains bien connus (le kilo), d'autres beaucoup moins (tel le tera). Imaginez-vous parlant de la puissance délivrée par une centrale nucléaire, de l’ordre de 1 300 000 000 W environ. Ou de la production annuelle française, de l’ordre de 540 000 000 000 000 Wh… Pas très pratique… 540 TWh (terawattheures), c’est quand même plus sympathique. Voici quelques préfixes très utilisés :

 Préfixe Coefficient multiplicatif 
 Kilo (k)
 103 = 1 000
 Méga (M)
 106 = 1 000 000
 Giga (G)
 109 = 1 000 000 000
 Tera (T)
 1012 = 1 000 000 000 000

 

 Quelques ordres de grandeur

Pour avoir une idée de ce que représentent ces quantités, voilà quelques exemples d’énergies consommées ou produites, suivant le cas. Ce sont bien évidemment juste des ordres de grandeurs !

 Appareil  Energie (consommée ou produite)
 Ampoule basse consommation pendant une heure
 20 Wh
 Un cycle de machnie à laver
1 à 3 kWh (soit 50 à 150ampoules marchant pendant une heure) 
 Une télévision moderne en veille
27 kWh (environ 3,5 euros de dépense) 
 Un ménage (3 personnes)
De l'ordre de 5000 kWh/an 
 Une éolienne
(Puissances) de 40 kW à 1MW (diamètre de pale de 12 à 45m) 
 Un générateur nucléaire
(Puissance) 1300 MW 

Bien sur, ces valeurs sont à prendre avec des pincettes. Pour l’éolien, par exemple, les conditions ne sont pas toujours optimales (vent trop faible ou trop fort), ce qui fait que la puissance disponible est bien inférieure à la puissance installée.

En rapport avec la télévision en mode veille, un article futur s’intéressera à la quantité d’énergie consommée par les appareils de la vie courante en mode veille (mode d’attente).

Un autre traitera de la consommation d’un foyer classique, en évaluant les différentes utilisations du courant dans le ménage.

 
Par Pascal - Publié dans : Comprendre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 15 septembre 2005 4 15 /09 /2005 00:00

Les combustibles fossiles, pour résumer, constituent tout ce que l'on peut prélever dans la nature et brûler pour produire notre électricité. Ce sont donc le pétrole, le gaz, ou encore le charbon. En France, environ 10% de notre énergie électrique est produite à partir de leur combustion. Mais dans d’autres pays d’Europe, cela peut être plus élevé. En Allemagne par exemple, la proportion atteint 62% de la production totale.

 

Gaz à effet de serre

 

Le principal problème lié à ce type de génération est le rejet de dioxyde de carbone (CO2). Or ce gaz est dit à effet de serre. Que cela signifie-t-il ? L’effet de serre, de manière schématique, est le piégeage de l’énergie solaire dans un lieu confiné. Lorsque les rayons du soleil entrent dans la serre et arrivent au sol, une partie est réémise par le sol sous forme d’infrarouge. Or si l’enveloppe de la serre (en verre par exemple) laisse passer la lumière visible (du bleu au rouge), elle ne permet pas pour autant le passage des rayons infrarouge. Ils sont donc piégés, ce qui fait augmenter la température de la serre. A l’échelle de la terre, il se passe exactement le même phénomène, la couche d’atmosphère jouant le rôle de l’enveloppe de la serre. C’est d’ailleurs grâce à cet effet que la vie a pu se développer sur terre, puisqu’il a permit de conserver une température vitale à sa surface. Sur d’autres planètes où il n’y a pas d’atmosphère, la chaleur n’est pas piégée, et la température à la surface se situe largement en dessous de zéro.

Un gaz dit à effet de serre a ce pouvoir de réfléchir les infrarouge, et donc de piéger la chaleur. On imagine donc bien que s’il y en a trop, trop peu de chaleur peu s’échapper de l’atmosphère, et donc la température devient trop importante. De plus, le CO2 étant un gaz  à durée de vie importante (plusieurs siècles dans l’atmosphère), il pose un problème à long terme.

Notons que ce n’est pas le seul gaz à effet de serre, mais clairement le principal dans l’atmosphère.

 

Emissions dans la production d’électricité

 

Le tableau suivant montre les émissions de gaz à effet de serre pour différentes technologies de production d’électricité. Le calcul a été fait en prenant aussi en compte la fabrication des installation et l’éventuelle extraction de la matière première.

 Mode de production
Emissions de CO2 (g/kWh d'électricité produite)
 Hydraulique  4
 Nucléaire  6
 Eolien  3 à 22
 Solaire  60 à 150
 Gaz naturel
 883
 Fuel  891
 Charbon  978

source SFEN



Les conséquences


La conséquence directe du trop-plein de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est bien sûr l'augmentation des températures à la surface de la Terre. Selon les scénarios, les experts tablent entre des augmentations de 1,4 et 5,8 °C de la moyenne de la température moyenne.

Cette hausse des températures, déjà amorcée, résulte bien sûr dans la fonte des surfaces glacières dans le monde entier. La conséquence directe: l'augmentation du niveau des océans, qui pourrait provoquer dans les prochaines décennies la disparition d'un certain nombre de territoires habités (Maldives par exemple, une partie du Bengladesh, etc...)

On peut aussi citer un dérèglement climatique, avec l'augmentation de phénomènes extraordinaires du type du dernier ouragan passé aux USA.


Quelles solutions dans la production d'électricité?


On se rend bien compte que les technologies thermiques classiques, telles qu'elles sont exploitées maintenant, sont un danger pour l'équilibre climatique de la Terre. Il existe plusieurs solutions à ce problème.

La première: le traitement des émissions pour réduire le taux de CO2 dans les gaz rejetés. Cela demande des investissements coûteux que les producteurs ne sont pas toujours près à fournir.

La deuxième: le remplacement par la technologie du cycle combiné. Cette technologie utilisant le gaz naturel comme combustible est plus efficace que le thermique classique, et surtout plus propre: les émissions sont divisées par 2 par rapport à une centrale au charbon.

La troisième: l'arrêt progressif de ces centrales, et le développement parallèle des centrales n'émettant pas ou peu de CO2: les centrales nucléaire, les éoliennes, les cellules photovoltaïques.

Le problème n'est pas flagrant en France, du fait de la faible proportion d'énergie produite par le thermique classique. Cette faible proportion est due au développement du nucléaire depuis une trentaine d'années, au départ en réaction à la première crise pétrolière.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le traité de Kyoto, le site du ministère de l'écologie et du développement durable donne quelques informations intéressantes.

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 16 septembre 2005 5 16 /09 /2005 00:00

Le ministre délégué à l'industrie, François Loos, a annoncé le 14 septembre 2005 le lancement prochain de la construction du premier parc éolien offshore (sur la mer) français. Cette annonce est la conclusion d'un appel d'offre lancé au départ pour une puissance installée de 500 MW. Au final, la puissance installée sera de 105 MW.

Un bon progrès

Ce prochain parc, implanté à 7km au large de la côte d'Albâtre (Normandie, entre Le Havre et Dieppe), sera donc le premier projet de cette ampleur en France. Il comprendra 21 générateurs et représentera 25% de la puissance éolienne déjà installée à terre.

Encore loin du compte

Malgré ces chiffres encourageants, on est encore loin des objectifs annoncés et imposé par les dernières directives européennes. En effet, la France doit passer d'ici 2010 de 15% d'énergie renouvelable (en très grande majorité hydraulique) à 21%... Les objectifs dans le domaine de l'éolien sont eux de 500 MW offshore installés en 2010. Au rythme actuel du développement de cette technologie, on peut se poser des questions sur la réalisabilité du projet.

Une énergie chère

L’un des gros inconvénients de ce projet est le coût de l’électricité. EDF, qui devra racheter cette électricité, déboursera 100 euros pour chaque mégawatheure au lieu des 45 euros moyens pour la production française. Cela devrait résulter en une charge supplémentaire de 17 millions d’euros par an, qui devrait être répercutée sur la facture de l’utilisateur final.

Que se passe-t-il chez nos voisins?

Les champions européens de l'éolien sont bien sûr le Danemark qui produit environ 20% de son électricité grâce au vent! Ces chiffres sont possibles grâce à une volonté politique réelle, ainsi qu'une dynamique au sein de la population et une industrie complète autour de ce thème. Cette dynamique ne paraît pas transposable en France, du fait de freins administratifs, politiques, environnementaux, et d'inquiétudes de la part de la population.

Chez nos voisins allemands, en 2002, environ 12 000 MW de puissance éolienne était déjà installée. On est déjà loin des quelques centaines de mégawatts installés en France...

Finalement...

L'annonce du projet semble avoir été reçue positivement par la population. Les seules à s'inquiéter sont les pêcheurs locaux, qui ont peur de perdre de la surface dans l'une de leurs zones de pêches. Je n'ai pas de chiffres à ce sujet (surface du parc par rapport à la surface de la zone de pêche concernée).

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Oat ze day today?

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus