| Type de production |
Quantité | % production totale |
| Energie totale produite |
540 TWh | 100 % |
| Nucléaire | 420 TWh |
78 % |
| Thermique classique |
56 TWh |
10 % |
| Hydraulique | 64 TWh |
12 % |
| Autres | négligeable | négligeable |
| Type de consommation |
Quantité | % consommation totale |
| Energie totale consommée |
547 TWh | 100 % |
| Consommation intérieure |
467 TWh |
85 % |
| Energie absorbée par pompage |
7 TWh | 1 % |
| Exportation physique |
73 TWh |
14 % |
On trouve dans ces deux tableaux plusieurs données très intéressantes. Concernant la production tout d'abord.
La production
La production française se partage entre trois familles de technologies: le nucléaire, plus de trois-quarts de la production, le thermique classique (charbon, fioul, gaz) pour un dixième, et enfin l'hydraulique. Pour ce qui est de la présentation des technologies, des articles viendront plus tard les décrivant et vulgarisant leur fonctionnement. Quelques commentaires s'imposent cependant. Le parc de production français représente une puissance de 116 400 MW (pour les unités, voir article sur les unités), dont 54 % de nucléaire, 24 % de thermique classique, et 22 % d'hydraulique. Il faut bien comprendre que les proportions de puissance disponible ne correspondent pas à l'énergie produite, tout simplement parce que le parc ne marche pas à 100 %, et certaines technologies sont plus utilisées que d'autres. Le parc est donc soumis à des contraintes et des aléas (indisponibilité, limitation d'énergie primaire (par exemple précipitations faible pour l'hydraulique), arrêts pour entretien, constitution de réserves). Ainsi, on considère que seulement 75 % de la puissance installée est disponibles aux pointes d'hiver (i.e. aux moments où la consommation est la plus élevée). La croissance est de 1 ou 2 %, ce qui pourrait paraître peu à première vue. Sauf si l'on s'aperçoit que cela correspond à environ une centrale nucléaire...
Une chose frappe dans l'observation des parts de production, c'est la part du nucléaire. Le parc nucléaire français fut développé dans le but de contrecarrer les hausses du prix du pétrole. Les politiques futures comprennent un réengagement dans le renouvellement du parc nucléaire.
Pour ce qui concerne l'hydraulique, on estime que la limite est atteinte et que la production ne pourra de toutes façons pas augmenter.
Concernant le thermique classique, les nouvelles directives européennes concernant les émissions (23 Octobre 2001, 13 octobre 2003) imposent de nouvelles normes pour 2008, ce qui freine le développement de cette branche. En effet, les producteurs devront soit investir dans les techniques de dépollution, soit fermer les unités trop polluantes.
Concernant les énergies renouvelables (dont l'hydraulique fait partie, rappelons le), les directives européennes imposent 22 % de la consommation en Europe fournie par celles-ci. Pour la France, 21 %, qui est aujourd'hui à 15 %. Parmi ces 15 %, seulement 0.09 % d'éolien, et encore moins de solaire, les 99.9 % restant étant de l'hydraulique. Ces deux dernières technologies sont difficiles à appliquer, du fait d'une faible puissance garanties aux pointes de consommation.
La consommation
Concernant la consommation, la remarque principale est que la France est indépendante. C'est à dire qu'elle est capable de subvenir seule à ses besoin. Dans le contexte global d'augmentation des prix des échangent internationaux, ceci est un avantage non négligeable. En comparaison, l'Italie (voir article sur l'Italie) doit importer jusqu'à 1/3 de son énergie électrique. Les coûts s'en ressentent fortement puisque le courant italien coûte presque 1.5 fois plus chère que le courant français...
Le deuxième point concerne les exportations. La France exporte presque 15 % de son énergie électrique, ce qui lui donne une position avantageuse sur le marché européen.

Vous l'avez dit..