Pas difficile...

Le geste de la semaine

Lorsque tu te brosses les dents, pense à fermer le robinet. Celui-ci a un débit d'environ 10 à 20 litres. Deux minutes de brossage de dents, et ce sont donc 20 à 40 litres que tu as jetés par la fenêtre.

Le geste de la semaine

Lorsque tu quittes une pièce, ce n'est pas compliqué d'appuyer sur le petit bouton qui se trouve à côté de la porte. Tu sais, ce bouton que Jacquouille La Fripouille découvre dans une scène mémorable des Visiteurs, et qui sert à faire le jour et la nuit. Tu économiseras de l'argent, et ton environnement en diminuant ta consommation  d'électricité...

Pays

Jeudi 1 septembre 2005 4 01 /09 /2005 00:00
 Type de production
Quantité  % production totale 
 Energie totale produite
540 TWh   100 %
 Nucléaire  420 TWh
 78 %
 Thermique classique
 56 TWh
 10 %
 Hydraulique  64 TWh
 12 %
 Autres  négligeable  négligeable

 Type de consommation
 Quantité % consommation totale 
 Energie totale consommée
547 TWh  100 % 
 Consommation intérieure
 467 TWh
 85 %
 Energie absorbée par pompage
7 TWh   1 %
 Exportation physique
 73 TWh
 14 %


On trouve dans ces deux tableaux plusieurs données très intéressantes. Concernant la production tout d'abord.


La production

La production française se partage entre trois familles de technologies: le nucléaire, plus de trois-quarts de la production, le thermique classique (charbon, fioul, gaz) pour un dixième, et enfin l'hydraulique. Pour ce qui est de la présentation des technologies, des articles viendront plus tard les décrivant et vulgarisant leur fonctionnement. Quelques commentaires s'imposent cependant. Le parc de production français représente une puissance de 116 400 MW (pour les unités, voir article sur les unités), dont 54 % de nucléaire, 24 % de thermique classique, et 22 % d'hydraulique. Il faut bien comprendre que les proportions de puissance disponible ne correspondent pas à l'énergie produite, tout simplement parce que le parc ne marche pas à 100 %, et certaines technologies sont plus utilisées que d'autres. Le parc est donc soumis à des contraintes et des aléas (indisponibilité, limitation d'énergie primaire (par exemple précipitations faible pour l'hydraulique), arrêts pour entretien, constitution de réserves). Ainsi, on considère que seulement 75 % de la puissance installée est disponibles aux pointes d'hiver (i.e. aux moments où la consommation est la plus élevée). La croissance est de 1 ou 2 %, ce qui pourrait paraître peu à première vue. Sauf si l'on s'aperçoit que cela correspond à environ une centrale nucléaire...


Une chose frappe dans l'observation des parts de production, c'est la part du nucléaire. Le parc nucléaire français fut développé dans le but de contrecarrer les hausses du prix du pétrole. Les politiques futures comprennent un réengagement dans le renouvellement du parc nucléaire.

Pour ce qui concerne l'hydraulique, on estime que la limite est atteinte et que la production ne pourra de toutes façons pas augmenter.

Concernant le thermique classique, les nouvelles directives européennes concernant les émissions (23 Octobre 2001, 13 octobre 2003) imposent de nouvelles normes pour 2008, ce qui freine le développement de cette branche. En effet, les producteurs devront soit investir dans les techniques de dépollution, soit fermer les unités trop polluantes.

Concernant les énergies renouvelables (dont l'hydraulique fait partie, rappelons le), les directives européennes imposent 22 % de la consommation en Europe fournie par celles-ci. Pour la France, 21 %, qui est aujourd'hui à 15 %. Parmi ces 15 %, seulement 0.09 % d'éolien, et encore moins de solaire, les 99.9 % restant étant de l'hydraulique. Ces deux dernières technologies sont difficiles à appliquer, du fait d'une faible puissance garanties aux pointes de consommation.

La consommation

Concernant la consommation, la remarque principale est que la France est indépendante. C'est à dire qu'elle est capable de subvenir seule à ses besoin. Dans le contexte global d'augmentation des prix des échangent internationaux, ceci est un avantage non négligeable. En comparaison, l'Italie (voir article sur l'Italie) doit importer jusqu'à 1/3 de son énergie électrique. Les coûts s'en ressentent fortement puisque le courant italien coûte presque 1.5 fois plus chère que le courant français...

Le deuxième point concerne les exportations. La France exporte presque 15 % de son énergie électrique, ce qui lui donne une position avantageuse sur le marché européen.

Par Pascal - Publié dans : Pays
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Lundi 5 septembre 2005 1 05 /09 /2005 00:00

Nous avons vu dans un article précédent les différents types de production d'électricité en France. Mais au fait, quelle y est la part de renouvelable ? Et quelles sont les politiques mises en œuvre pour son développement en France ?

 

Qu’est ce que le renouvelable en France ?

Contrairement à ce que trop de gens croient, les énergies renouvelables ne se limitent pas au vent et au soleil. En effet, l’eau est aussi une source de ce type, et non des moindres. En France, l’hydroélectricité représente entre 12 et 14 % de la production totale (soit entre 1/7 et 1/8), la majeure partie des sites se trouvant dans les Alpes : des sources à profusion et de profondes vallées permettant un gros volume de stockage. C’est donc la deuxième source d’énergie électrique après le nucléaire.

Il n’est pas prévu d’agrandir le parc hydroélectrique français. En effet plusieurs problèmes en ont fait abandonner le développement : la difficulté d’inonder des vallées entières (engloutissement de villages entiers, perturbation des écosystèmes) évidemment, mais avant tout la pénurie de site potentiels !

L’éolien, ou la frilosité des décideurs…

L’éolien en France doit être de l’ordre de 0.01% de la production totale. Des cacahouètes, donc… Cependant les directives européennes imposant des maxima d’émissions de gaz à effet de serre, il a été décidé de progresser dans un but de 1 % pour 2010. La puissance installée devrait donc (théoriquement) passer de 100 à 10000 MW (source AIE), ce qui correspondrait à l’installation d’au moins 5000 nouvelles machines…

On peut dès lors facilement imaginer les difficultés et les dépenses résultantes… Difficulté d’implantation d’une part : choix des sites, acceptation au niveau local (« les éoliennes, c’est bien, mais chez le voisin, pas chez moi !»)… Dépenses importantes d’autre part, du fait de solutions compliquées à implémenter et du peu d’expérience dans ces domaines.

 

Les autres énergies renouvelables.

Au rang des autres solutions, on trouve évidemment le solaire. Que le solaire soit difficilement utilisable sous nos latitudes est une idée reçue que l’on retrouve souvent. Il n’y a cependant pas de politique marquée en faveur de cette technologie. La solution selon moi ne réside pas dans la construction de centrales solaires, mais dans une décentralisation de la production. En clair, pour schématiser, chacun devrait produire sa propre électricité, à l’aide d’installations photovoltaïques situées sur les toits des maisons. Ces solutions existent déjà, mais leur développement est fortement gêné par leur coût prohibitif. Une idée, au hasard : en Allemagne ces initiatives sont subventionnées par l’état. Alors, qu’attendons nous ?

Pour ce qui concerne la géothermie, je n’ai pas de connaissances particulières, mais il me semble qu’une activité tectonique importante est nécessaire pour appliquer cette technologie.

 

Alors, finalement ?

Ce petit topo nous montre une première chose : nous ne pourront dans les prochaines 50 années pas assurer notre consommation d’énergie électrique uniquement à l’aide des sources renouvelables. Dès lors, si l’on veut diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 4 (la Terre est capable d’absorber seule les émissions de 6 milliards de personnes émettant chacune 1/4 de ce qu’un français produit maintenant, (calcul d’après source IAE)), on s’aperçoit bien que le nucléaire reste pour les prochaines décennies une clé de l’approvisionnement en électricité.

Cependant, il est possible de diminuer la croissance de la part du nucléaire simplement par des économies d’énergie. Des systèmes de valorisation des consommateurs les plus économes sont déjà à l’étude, notamment des systèmes de certificats. Quoi qu’il en soit, certains petits geste ne sont pas compliqués et on des conséquences importantes à l’échelon national ou international.

Quoi qu'il en soit, une chose est regrettable: la diminution des fonds attribués à la recherche dans le domaine de l'énergie. De plus, au sein même de ce budget, une bien faible part est attribuée au domaine des énergies renouvelables. Alors messieurs les décideurs, frileux?

 
Par Pascal - Publié dans : Pays
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