Pas difficile...

Le geste de la semaine

Lorsque tu te brosses les dents, pense à fermer le robinet. Celui-ci a un débit d'environ 10 à 20 litres. Deux minutes de brossage de dents, et ce sont donc 20 à 40 litres que tu as jetés par la fenêtre.

Le geste de la semaine

Lorsque tu quittes une pièce, ce n'est pas compliqué d'appuyer sur le petit bouton qui se trouve à côté de la porte. Tu sais, ce bouton que Jacquouille La Fripouille découvre dans une scène mémorable des Visiteurs, et qui sert à faire le jour et la nuit. Tu économiseras de l'argent, et ton environnement en diminuant ta consommation  d'électricité...
Mardi 13 septembre 2005

Suite à une remarque d'un intervenant sur le forum d'over-blog, me demandant des précisions sur les émissions sonores des éoliennes, je présente là quelques uns des inconvénients de ce type de technologie.

Le bruit

Voyons tout d’abord comment on mesure le bruit. L’unité utilisée est le décibel. Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un long cours sur le décibel. Il est cependant bon de voir rapidement comment cela fonctionne. Le décibel mesure donc l’intensité sonore d’une source, son énergie en quelques sortes. Le tableau suivant montre quelques intensités sonores pour des sources variées.

 Type de source sonore
Intensité sonore 
 Seuil d'audibilité
 0 dB
 Chuchotement  30 dB
 Conversation  60 dB
 Circulation urbaine
 90 dB
 Concert de rock
 120 dB
 Moteur à réaction à 10m
 150 dB

Qu'en est-il des éoliennes? Une éolienne de taille relativement importante (500 MW) a une intensité sonore de 50 dB à 150m. On se situe donc dans le domaine "conversation de bureau", entre le chuchotement et la discussion. A 400m, le son de l'éolienne devient inaudible, c'est à dire indiscernable du bruit de fond (oiseaux, vent, etc...). Le travail de la part de l'Etat sera donc d'établir une législation quand à la construction des installations éoliennes, par exemple l'interdire à moins de 300m des habitations (norme en Suède si mes souvenirs sont bons, à vérifier). Cette législation n'existe pour l'instant pas en France.

Les effets sur le paysage

L'impact visuel paraît être l'un des plus relevés par les anti-éoliennes. Il est vrai qu'elles constituent une présence verticale frappante dans le paysages, dans les grandes plaines rurales ou elles sont le plus utilisées. L'évaluation de l'impact est très compliquée, car complètement subjective. Il faut aussi savoir que la perception des gens d'une ferme éolienne n'est pas seulement déterminée par les paramètres physiques d'un paysage, mais aussi par leur attitude vis-à-vis des problèmes de pollution. Certaines études en Europe et aux USA ont montré que chez la majorité des gens, la perception de l'énergie éolienne comme une source d'énergie propre et renouvelable dépasse l'impact visuel. Il reste que le design des fermes éoliennes doit être conçu de façon à réduire cet impact visuel. Les facteurs à prendre en compte sont le choix soigneux de l'emplacement, la couleur et la forme (source www.inti.be).
Un exemple de ce que j'estime une intégration réussie d'un parc éolien dans un environnement naturel:


(Photo Soren Krohn, copyright 1999)

Cette photo est prise au Danemark. On y voit comme l'effort d'intégration a été fourni, en suivant la configuration du terrain. Je pense que c'est dans cette direction que les progrès doivent être fournis. Pour ce qui est des parcs offshore (sur la mer), il me semble que l'impact visuel devient moindre, et que l'intégration du site éolien peut donc être menée au plus simple.

Voilà donc la présentation et la manière dont peuvent être gérés deux inconvénients environnementaux  majeurs des éoliennes.

Par Pascal - Publié dans : Impacts environnementaux
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Lundi 5 septembre 2005

Nous avons vu dans un article précédent les différents types de production d'électricité en France. Mais au fait, quelle y est la part de renouvelable ? Et quelles sont les politiques mises en œuvre pour son développement en France ?

 

Qu’est ce que le renouvelable en France ?

Contrairement à ce que trop de gens croient, les énergies renouvelables ne se limitent pas au vent et au soleil. En effet, l’eau est aussi une source de ce type, et non des moindres. En France, l’hydroélectricité représente entre 12 et 14 % de la production totale (soit entre 1/7 et 1/8), la majeure partie des sites se trouvant dans les Alpes : des sources à profusion et de profondes vallées permettant un gros volume de stockage. C’est donc la deuxième source d’énergie électrique après le nucléaire.

Il n’est pas prévu d’agrandir le parc hydroélectrique français. En effet plusieurs problèmes en ont fait abandonner le développement : la difficulté d’inonder des vallées entières (engloutissement de villages entiers, perturbation des écosystèmes) évidemment, mais avant tout la pénurie de site potentiels !

L’éolien, ou la frilosité des décideurs…

L’éolien en France doit être de l’ordre de 0.01% de la production totale. Des cacahouètes, donc… Cependant les directives européennes imposant des maxima d’émissions de gaz à effet de serre, il a été décidé de progresser dans un but de 1 % pour 2010. La puissance installée devrait donc (théoriquement) passer de 100 à 10000 MW (source AIE), ce qui correspondrait à l’installation d’au moins 5000 nouvelles machines…

On peut dès lors facilement imaginer les difficultés et les dépenses résultantes… Difficulté d’implantation d’une part : choix des sites, acceptation au niveau local (« les éoliennes, c’est bien, mais chez le voisin, pas chez moi !»)… Dépenses importantes d’autre part, du fait de solutions compliquées à implémenter et du peu d’expérience dans ces domaines.

 

Les autres énergies renouvelables.

Au rang des autres solutions, on trouve évidemment le solaire. Que le solaire soit difficilement utilisable sous nos latitudes est une idée reçue que l’on retrouve souvent. Il n’y a cependant pas de politique marquée en faveur de cette technologie. La solution selon moi ne réside pas dans la construction de centrales solaires, mais dans une décentralisation de la production. En clair, pour schématiser, chacun devrait produire sa propre électricité, à l’aide d’installations photovoltaïques situées sur les toits des maisons. Ces solutions existent déjà, mais leur développement est fortement gêné par leur coût prohibitif. Une idée, au hasard : en Allemagne ces initiatives sont subventionnées par l’état. Alors, qu’attendons nous ?

Pour ce qui concerne la géothermie, je n’ai pas de connaissances particulières, mais il me semble qu’une activité tectonique importante est nécessaire pour appliquer cette technologie.

 

Alors, finalement ?

Ce petit topo nous montre une première chose : nous ne pourront dans les prochaines 50 années pas assurer notre consommation d’énergie électrique uniquement à l’aide des sources renouvelables. Dès lors, si l’on veut diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 4 (la Terre est capable d’absorber seule les émissions de 6 milliards de personnes émettant chacune 1/4 de ce qu’un français produit maintenant, (calcul d’après source IAE)), on s’aperçoit bien que le nucléaire reste pour les prochaines décennies une clé de l’approvisionnement en électricité.

Cependant, il est possible de diminuer la croissance de la part du nucléaire simplement par des économies d’énergie. Des systèmes de valorisation des consommateurs les plus économes sont déjà à l’étude, notamment des systèmes de certificats. Quoi qu’il en soit, certains petits geste ne sont pas compliqués et on des conséquences importantes à l’échelon national ou international.

Quoi qu'il en soit, une chose est regrettable: la diminution des fonds attribués à la recherche dans le domaine de l'énergie. De plus, au sein même de ce budget, une bien faible part est attribuée au domaine des énergies renouvelables. Alors messieurs les décideurs, frileux?

 
Par Pascal - Publié dans : Pays
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Samedi 3 septembre 2005

Ca y est. La Star Ac est terminée, il est l'heure d'aller au lit. Étalé dans le canapé, j'appuie sur le petit bouton rouge de la télécommande pour éteindre l'appareil. Eteindre? L'écran oui, mais le téléviseur est encore sous tension, et consomme encore de l'énergie. Le seul moyen pour qu'il ne consomme plus rien du tout: le débrancher. Même chose pour le radio-réveil à-bas, sur la table de nuit, la machine à café dans la cuisine, le micro-onde à côté, etc...

Quelques chiffres

Eh oui! Même lorsqu'ils sont éteints, nos appareils électroménagers consomment! Evidemment, me direz-vous, ils consomment, mais des cacahouètes ! Effectivement considéré localement, la consommation de ma télé est dérisoire. Mais laissez-moi vous montrer cela d’un point de vue global, par quelques calculs de coin de table. Le prix du courant est pris à 0.15 euros/kWh. On donne les consommation  instantannées des appareils ainsi que leur consommation sur une année.

 Appareil Consommation
 (W)
Consommation
(kWh/an)
Coût
(euros/an)
 Téléviseur (récent)
 4.1  27  4.05
 Téléviseur (ancien)
 5.9  37  16.05
 Lecteur DVD
 15.4  106  5.4
 Magnétoscope  4.1  27  4.05
 Système de sonorisation
 3.7  25  3.75
 Chaîne hifi compacte
 4.9  33  4.95
 Chaîne hifi platine  1.5  10  1.5
 Chaîne hifi lecteur CD
 1.5  10  1.5
 Console de jeu
 1.1  7  1.05
 Ordinateur  4.5  30  4.5
 Ecran (tube)
 9.0  60  9
 Ecran (TFT)
 1.7  11  1.65
 Imprimante  2.2  15  2.25
 Scanner  2.3  15  2.25
 Téléphone  3.0  23  3.45
 Recharge de portable
 2.0  15  2.25
 Machine à café
 50  201  30.15

Sources : Stiftung Warentest et « Das Lehrbuch gegen Leerlauf »

Prenons un exemple: un foyer avec une télévision récente, un lecteur DVD, une chaîne hifi compacte, un ordinateur avec écran à tube, une imprimante, un téléphone, un téléphone portable, une machine à café. A la fin de l’année, la consommation en mode veille aura représenté une dépense de 66 euros… Comme élément de comparaison, si on considère qu’un cycle de machine à laver consomme 2kWh, 66 euros sont équivalents à 66/(2kWh*52*0.15) = 4.2 cycles de machine à laver par semaine…

Savez-vous qu'à l'échelon européen, la consommation en mode veille est évaluée à l'équivalent de 6 générateurs nucléaires? Et que dans un foyer, elle représente de 10 à 15% de la facture?

Les solutions

Les solutions existantes sont multiples. Evidemment, débrancher est la plus simple. L'utilisation de multiprise avec interrupteur ou de fiches spéciales entre l'appareil et la prise  (qui déconnectent l'appareil lors de sa non-utilisation)  reste cependant plus confortable.

Alors, économiser, c'est si difficile?

Par Pascal - Publié dans : Économie d'énergie...Et d'argent!
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