Pas difficile...

Le geste de la semaine

Lorsque tu te brosses les dents, pense à fermer le robinet. Celui-ci a un débit d'environ 10 à 20 litres. Deux minutes de brossage de dents, et ce sont donc 20 à 40 litres que tu as jetés par la fenêtre.

Le geste de la semaine

Lorsque tu quittes une pièce, ce n'est pas compliqué d'appuyer sur le petit bouton qui se trouve à côté de la porte. Tu sais, ce bouton que Jacquouille La Fripouille découvre dans une scène mémorable des Visiteurs, et qui sert à faire le jour et la nuit. Tu économiseras de l'argent, et ton environnement en diminuant ta consommation  d'électricité...
Samedi 24 septembre 2005

Après les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, un certain nombre d'acteurs du nucléaires (pro et contre) se sont posés des questions sur l'éventualité d'un quelconque terrorisme nucléaire. En effet, ne serait-il pas possible de précipiter un bœing 767 sur un réacteur afin de libérer des particules radioactive ou provoquer la fonte du réacteur? Et quelles seraient effectivement les conséquences d'un tel scénario? Les experts se demandent d'ailleurs encore maintenant à quelle cible était destiné l'avion qui s'est écrasé en pleine campagne près de Pittsburgh le 11 septembre 2001.

Absence de résultats précis.

Il n'a en fait jamais été mené d'étude pour le scénario décrit plus haut. Les ingénieurs ont effectivement testé les impacts d'un avion sur le bâtiment abritant le réacteur d'une centrale, mais avec un modèle de type cessna, c'est a dire un avion possédant une dizaine de passagers... Rien a voir avec un 767! Quoi qu'il en soit, dans le cas du cessna, les impacts auraient une profondeur d'environ 5cm sur une double cloison en béton de 1m (pour chaque couche). Donc pas de craintes de ce côté là. Mais force est de constater que l'on ne sait pas ce qui se passerait avec une appareil plus important.

Pourquoi pas d'études plus poussées?

Les concepteurs des centrales ainsi que les spécialistes divers estiment que le risque d'un impact avec un avion de ligne est extrêmement faible. En effet, beaucoup s'accorde a dire que mener un si gros avion, a 30m du sol, nécessite un pilotage très précis. Dans certains cas, les centrales sont en plus dotées de tours de refroidissement qui rendrait le pilotage encore plus délicat...

Que faire?

Même infime, le risque existe tout de même. Pour cela, l'AIEA (Agence Internationale pour l'Energie Atomique, sorte de chien de garde de toutes les actions nucléaires dans le monde) a demandé aux pays producteurs l'augmentation de la sécurité concernant les installations. On pense par exemple à des batteries de missiles, ou encore des patrouilles de chasseurs bombardiers. Les Etats-Unis ont dors et déjà interdit le survol de toutes leurs installations (103, pratiquement le quart des installations mondiales (la France en possède entre 50 et 60)).

Ce n’est finalement pas le plus grave...

Finalement, l'AIEA privilégies d'autres types de risque nucléaires, plus plausibles selon elle. Parmi ceux-ci, la "bombe sale": une bombe classique contenant des particules nucléaires. Son explosion provoquerait une contamination infime mais bien réelle, provoquant nausées et surtout ayant un fort impact psychologique sur les populations. Mais les victimes seraient surtout dues à l'explosion elle-même. Attention, cela c'a rien a voir avec une bombe nucléaire, qui elle fait intervenir une réaction chimique provoquant un fort dégagement d'énergie (d'ou l'explosion gigantesque). Si Al-Qaeda a bien essayé de se procurer des matériaux nucléaires chez les russes dans les années 90 pour les réhabiliter en bombes nucléaires,, il semble bien qu'il soit difficile de récupérer tout le matériel et les matériaux nécessaire à la fabrication d'une telle arme.

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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Vendredi 16 septembre 2005

Le ministre délégué à l'industrie, François Loos, a annoncé le 14 septembre 2005 le lancement prochain de la construction du premier parc éolien offshore (sur la mer) français. Cette annonce est la conclusion d'un appel d'offre lancé au départ pour une puissance installée de 500 MW. Au final, la puissance installée sera de 105 MW.

Un bon progrès

Ce prochain parc, implanté à 7km au large de la côte d'Albâtre (Normandie, entre Le Havre et Dieppe), sera donc le premier projet de cette ampleur en France. Il comprendra 21 générateurs et représentera 25% de la puissance éolienne déjà installée à terre.

Encore loin du compte

Malgré ces chiffres encourageants, on est encore loin des objectifs annoncés et imposé par les dernières directives européennes. En effet, la France doit passer d'ici 2010 de 15% d'énergie renouvelable (en très grande majorité hydraulique) à 21%... Les objectifs dans le domaine de l'éolien sont eux de 500 MW offshore installés en 2010. Au rythme actuel du développement de cette technologie, on peut se poser des questions sur la réalisabilité du projet.

Une énergie chère

L’un des gros inconvénients de ce projet est le coût de l’électricité. EDF, qui devra racheter cette électricité, déboursera 100 euros pour chaque mégawatheure au lieu des 45 euros moyens pour la production française. Cela devrait résulter en une charge supplémentaire de 17 millions d’euros par an, qui devrait être répercutée sur la facture de l’utilisateur final.

Que se passe-t-il chez nos voisins?

Les champions européens de l'éolien sont bien sûr le Danemark qui produit environ 20% de son électricité grâce au vent! Ces chiffres sont possibles grâce à une volonté politique réelle, ainsi qu'une dynamique au sein de la population et une industrie complète autour de ce thème. Cette dynamique ne paraît pas transposable en France, du fait de freins administratifs, politiques, environnementaux, et d'inquiétudes de la part de la population.

Chez nos voisins allemands, en 2002, environ 12 000 MW de puissance éolienne était déjà installée. On est déjà loin des quelques centaines de mégawatts installés en France...

Finalement...

L'annonce du projet semble avoir été reçue positivement par la population. Les seules à s'inquiéter sont les pêcheurs locaux, qui ont peur de perdre de la surface dans l'une de leurs zones de pêches. Je n'ai pas de chiffres à ce sujet (surface du parc par rapport à la surface de la zone de pêche concernée).

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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Jeudi 15 septembre 2005

Les combustibles fossiles, pour résumer, constituent tout ce que l'on peut prélever dans la nature et brûler pour produire notre électricité. Ce sont donc le pétrole, le gaz, ou encore le charbon. En France, environ 10% de notre énergie électrique est produite à partir de leur combustion. Mais dans d’autres pays d’Europe, cela peut être plus élevé. En Allemagne par exemple, la proportion atteint 62% de la production totale.

 

Gaz à effet de serre

 

Le principal problème lié à ce type de génération est le rejet de dioxyde de carbone (CO2). Or ce gaz est dit à effet de serre. Que cela signifie-t-il ? L’effet de serre, de manière schématique, est le piégeage de l’énergie solaire dans un lieu confiné. Lorsque les rayons du soleil entrent dans la serre et arrivent au sol, une partie est réémise par le sol sous forme d’infrarouge. Or si l’enveloppe de la serre (en verre par exemple) laisse passer la lumière visible (du bleu au rouge), elle ne permet pas pour autant le passage des rayons infrarouge. Ils sont donc piégés, ce qui fait augmenter la température de la serre. A l’échelle de la terre, il se passe exactement le même phénomène, la couche d’atmosphère jouant le rôle de l’enveloppe de la serre. C’est d’ailleurs grâce à cet effet que la vie a pu se développer sur terre, puisqu’il a permit de conserver une température vitale à sa surface. Sur d’autres planètes où il n’y a pas d’atmosphère, la chaleur n’est pas piégée, et la température à la surface se situe largement en dessous de zéro.

Un gaz dit à effet de serre a ce pouvoir de réfléchir les infrarouge, et donc de piéger la chaleur. On imagine donc bien que s’il y en a trop, trop peu de chaleur peu s’échapper de l’atmosphère, et donc la température devient trop importante. De plus, le CO2 étant un gaz  à durée de vie importante (plusieurs siècles dans l’atmosphère), il pose un problème à long terme.

Notons que ce n’est pas le seul gaz à effet de serre, mais clairement le principal dans l’atmosphère.

 

Emissions dans la production d’électricité

 

Le tableau suivant montre les émissions de gaz à effet de serre pour différentes technologies de production d’électricité. Le calcul a été fait en prenant aussi en compte la fabrication des installation et l’éventuelle extraction de la matière première.

 Mode de production
Emissions de CO2 (g/kWh d'électricité produite)
 Hydraulique  4
 Nucléaire  6
 Eolien  3 à 22
 Solaire  60 à 150
 Gaz naturel
 883
 Fuel  891
 Charbon  978

source SFEN



Les conséquences


La conséquence directe du trop-plein de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est bien sûr l'augmentation des températures à la surface de la Terre. Selon les scénarios, les experts tablent entre des augmentations de 1,4 et 5,8 °C de la moyenne de la température moyenne.

Cette hausse des températures, déjà amorcée, résulte bien sûr dans la fonte des surfaces glacières dans le monde entier. La conséquence directe: l'augmentation du niveau des océans, qui pourrait provoquer dans les prochaines décennies la disparition d'un certain nombre de territoires habités (Maldives par exemple, une partie du Bengladesh, etc...)

On peut aussi citer un dérèglement climatique, avec l'augmentation de phénomènes extraordinaires du type du dernier ouragan passé aux USA.


Quelles solutions dans la production d'électricité?


On se rend bien compte que les technologies thermiques classiques, telles qu'elles sont exploitées maintenant, sont un danger pour l'équilibre climatique de la Terre. Il existe plusieurs solutions à ce problème.

La première: le traitement des émissions pour réduire le taux de CO2 dans les gaz rejetés. Cela demande des investissements coûteux que les producteurs ne sont pas toujours près à fournir.

La deuxième: le remplacement par la technologie du cycle combiné. Cette technologie utilisant le gaz naturel comme combustible est plus efficace que le thermique classique, et surtout plus propre: les émissions sont divisées par 2 par rapport à une centrale au charbon.

La troisième: l'arrêt progressif de ces centrales, et le développement parallèle des centrales n'émettant pas ou peu de CO2: les centrales nucléaire, les éoliennes, les cellules photovoltaïques.

Le problème n'est pas flagrant en France, du fait de la faible proportion d'énergie produite par le thermique classique. Cette faible proportion est due au développement du nucléaire depuis une trentaine d'années, au départ en réaction à la première crise pétrolière.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le traité de Kyoto, le site du ministère de l'écologie et du développement durable donne quelques informations intéressantes.

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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