Pas difficile...

Le geste de la semaine

Lorsque tu te brosses les dents, pense à fermer le robinet. Celui-ci a un débit d'environ 10 à 20 litres. Deux minutes de brossage de dents, et ce sont donc 20 à 40 litres que tu as jetés par la fenêtre.

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Le geste de la semaine

Lorsque tu quittes une pièce, ce n'est pas compliqué d'appuyer sur le petit bouton qui se trouve à côté de la porte. Tu sais, ce bouton que Jacquouille La Fripouille découvre dans une scène mémorable des Visiteurs, et qui sert à faire le jour et la nuit. Tu économiseras de l'argent, et ton environnement en diminuant ta consommation  d'électricité...
Samedi 10 décembre 2005

Petite question. Avec quel combustible fait-on fonctionner une centrale nucléaire?

 

Hein ? Oui ! Evidemment, vous le savez tous, l’uranium ! Mais au fait, où trouve-t-on ce minerai ? A l’heure actuelle, la totalité du combustible utilisé est extraite du sol de la Terre. Il s’y trouve à une densité moyenne de 3 grammes par tonne, tout en sachant qu’une dizaine de pays concentre 95% des ressources mondiales. Il est extrait dans des mines aussi bien souterraines qu’à l’air libre.

 

Une fois extrait, on imagine bien que le combustible n’est pas encore exploitable. Le but étant d’obtenir une concentration maximale, on réalise ce qu’on appelle l’enrichissement. L’uranium est extrait de la masse extraite après broyage et traitement chimique, afin d’obtenir ce qu’on appelle un « yellow cake », concentré à 75%.

 

Mais cette pâte n’est pas encore exploitable. Comme pour toutes les métaux (ou presque tous), il existe plusieurs types d’uranium, qui diffèrent par leur masse et leur nombre de particules électrique (pour faire simple). En l’occurrence, l’uranium se trouve dans le « yellow cake » sous ses formes 235 et 238. Or on utilise pour la fission nucléaire la forme 235. Notre cake doit donc être transformé en gaz, puis les isotopes (c’est comme cela que l’on appelle les membres d’une famille) sont séparés. Ça y est, on a notre uranium 235. On peut alors le transformer en poudre, puis la compresser pour former des petites pastilles de quelques grammes. Un réacteur de 900 MW en consomme 10 ou 11 millions tous les trois ans.

 

Au moment où l’on se pose beaucoup de question quant à la quantité des réserves mondiales de pétrole, il peut aussi être intéressant de se demander pour combien de temps encore l’on pourra utiliser l’uranium. En fait, si l’on considère seulement les ressources terrestres, les ressources sont finalement assez limitées (pour quelques décennies). Mais on oublie que la surface de la Terre est recouverte à 75% par des océans. Autre source d’uranium ! Source, oui, mais source coûteuse… Le procédé de récupération n’est pour l’instant pas du tout compétitif ! Attendons, cela viendra sûrement. Il y aurait alors assez de réserve pour plusieurs centaines de milliers d’années… De quoi voir arriver !

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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Mercredi 19 octobre 2005

Un article de Libération d'aujourd'hui m'a donné envie de vous parler des prochaines échéances pour la France en matière de nucléaire. En effet, le débat public qui devait être mené au sujet de l'implantation de nouvelles centrales en France dans les prochaines années semble un peu compromis pour le moment, du fait de réticences des autorités à livrer toutes les informations nécessaires. Un certain nombre de ces informations sont classées "secret défense", ce qui risque de fausser le débat. De ce fait, un certain nombre d'acteurs se sont retirés de ce même débat, refusant celui-ci s'ils n'ont pas accès aux informations importantes.

 

Que se passe-t-il ces prochaines années ?

 

D’ici 2020, les premières centrales de la génération actuelle atteindront 40 ans, espérance de vie minimale de telles centrales. Si certaines pourront être encore utilisées après, il est évident que quelques unes devront être remplacées. Or la France souhaite continuer sur sa lancée et investir encore dans le nucléaire.

 


chiffres EDF

 

Il s’agit donc, dès 2007, de poser les premiers blocs de bétons des centrales du futur, afin d’être opérationnel en 2020. En effet, EDF doit disposer à cette date d’un réacteur conforme aux exigences des différentes instances (sécurité, capacité de production…) et éprouvé (expérience d’exploitation, etc…)

 

Le réacteur EPR

 

Le réacteur EPR constitue le modèle de troisième génération de la technologie EPR. Développé par Framatome, il s’inspire des retours d’expérience des technologies de deuxième génération en France et en Allemagne.

Du point de vue de la sûreté, le réacteur s’inspire de ce qui était fait jusqu’à maintenant : coques de béton pour les points les plus sensibles (typiquement, le réacteur, voir article sur le terrorisme nucléaire), bassins de récupération de combustible fondu en cas d’accident grave et de fonte du réacteur.

Les avancées par rapport aux réacteurs actuels se situent au niveau du rendement et de la réduction des émissions. Réduction de 30% des émissions (chiffres EDF), pour ce qui concerne aussi bien les rejets chimiques que les rejets de matière radioactive. La production de déchets radioactifs est aussi en diminution, mais je n’ai pas trouvé de chiffres là-dessus (bizarrement, le site d’EDF ne les donne pas… Dommage ça pourrait être un bon vecteur de communication.) Cependant, on estime qu’un tel réacteur consommera 22% de combustibles en moins, donc on peut supposer (basé sur aucune preuve) que les déchets seront réduits d’autant…

La capacité de production devrait être aux alentours de 1600 MW pour un réacteur. En clair, il peut alimenter environ 1.5 millions d’habitants. Un peu plus conséquent que les 100 MW d’éolien décidés dernièrement (cf. article sur le prochain projet de parc offshore.)

Enfin, mais cela ne change pas des technologies actuelles, les coûts de production restent assez peu dépendants de ceux du combustible. Ceci apporte une stabilité des prix, qui deviendra de plus en plus un atout dans le contexte d’ouverture des marchés (et donc probablement d’une augmentation de la volatilité des prix.)

 

Pourquoi tant de difficultés ?

 

Comme dit plus haut, le débat public sur le thème des nouveaux réacteurs nucléaire semble être compromis pour le moment. En effet, les autorités refusent de divulguer les quelques lignes très secrètes concernant la résistance de ce réacteur aux attaques terroristes.

Ce refus peut être vu de manières différentes. D’un côté, on peut penser que eux-mêmes sentent qu’un réacteur nucléaire ne peut, en théorie, résister à tous les types d’attaques (cf. article sur le terrorisme nucléaire.), et qu’ils ne veulent donc pas communiquer sur ce sujet.

Mais, et cet argument est tout autant recevable, on peut aussi se demander quels seraient les impacts dans le monde du terrorisme en cas de divulgation de telles information. En effet, connaissant les caractéristiques de ces réacteurs, il deviendrait possible de projeter une attaque permettant de surpasser leurs capacités de résistances… Bref, le débat dans le débat est lancé, et l’on peut se demander s’il en sortira des conclusions constructives… A y mettre trop de passions, je ne donne pas cher des résultats…

 

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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Lundi 26 septembre 2005

"Un black-out est survenu cette nuit en Italie, 1 millions de personnes ont été privées d'électricité pendant 6 heures" (note: c'est bien sûr un exemple, ceci n'est pas réellement arrivé).Qui n'a jamais entendu parler, à la télé, d'un tel évènement survenu en Californie, en Grèce, en Italie, etc... Mais au fait, un black-out, qu'est-ce que c'est?



Fait tout noir...

Un black-out est une coupure généralisée d'électricité, touchant une région entière, voire un pays. Le black-out du 28 Septembre 2003 en Italie, par exemple, a plongé dans le noir la totalité du pays moins la Sardaigne: 56 millions de personnes sans électricité pendant plusieurs heures... Imaginez la pagaille (heureusement pendant la nuit). D'autres se sont passés, moins étendus, en Grèce, aux Etats-Unis, etc... L'un des derniers en date a paralysé le réseau ferroviaire suisse pendant plusieurs heures...


Comment cela arrive-t-il?

Les causes sont multiples. Cela peut être une ligne haute tension coupée (a cause d'un arbre, un oiseau, etc...), ou encore une centrale débranchée du réseau (accident, problème technique, etc...)

Imaginons qu'une ligne entre la France et l'Italie est coupée. Cela veut dire que d'autres lignes, parallèles, doivent prendre le relais, et augmenter leur charge. Une ligne trop chargée peut à son tour être automatiquement déconnectée. Et ainsi de suite... Jusqu'à transformer une région en une île électrique. Et si elle ne peut pas subvenir à ses propres besoins, c'est le black-out!


Un exemple, Italie, 28 septembre 2003...

Dans la nuit du 28 au 29 septembre, à environ 3h du matin, l'Italie importe 6600 MW de l'étranger, dont 3600 depuis la Suisse. Cela représente à ce moment là environ 1/3 de la puissance consommée. En effet, l'Italie, ne souhaitant pas investir dans le nucléaire, est devenu dépendant des pays producteur et doit importer une bonne part de son électricité. De plus, elle utilise elle-même des centrales hydrauliques avec pompage: elle vide ses barrages le jour et remonte l'eau la nuit, d'ou une importation importante la nuit.
Là haut, dans les montagnes suisses, une ligne à haute tension fait transiter une partie des 3600 MW vers l'Italie. Cette ligne est très chargée, et dégage donc beaucoup de chaleur. La géométrie s'en voit changée: elle s'allonge, et la courbure augmente: elle se rapproche dangereusement des branches d'un arbre mal élagué. Et là, c'est le drame. Un arc se crée entre la ligne et l'arbre. Elle se trouve immédiatement coupée. Les tentatives de re-branchement à distance échouent.
Les autres lignes entre la Suisse et l'Italie doivent donc compenser: l'une d'elles se trouve alors en surcharge, et claque. Ainsi de suite, et c'est tour a tour les ligne Suisse-Italie, France-Italie, Autriche-Italie, Slovénie-Italie qui pète: fini l'import en Italie. C'est alors une île électrique. Celle-ci ne peut subvenir à ses propres besoins, et le système collapse: 56 millions d'habitants sont dans le noir.

 

L’avenir ?

Avec l’ouverture du marché de l’électricité, les échanges entre les différentes zones (une zone correspond souvent à un pays) vont augmenter fortement. De plus, la demande grossit petit à petit, ce qui implique des réseaux de plus en plus importants. Dans ce contexte, on s’attend à vivre de plus en plus de tels évènements.

Pour les éviter, il existe un certain nombre de régulations automatiques. La dernière solution est la suppression de quelques charges. Par exemple, on peut décider du débranchement de x foyers. Il est établit un certain nombre  priorités, et des procédures de débranchement ont été écrites pour de tels cas (on imagine bien que l’on va tout essayer avant de débrancher un hôpital ou une usine de fabrication de voitures).

Par Pascal - Publié dans : Comprendre
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